Sujet et Corrigé détaillé – Bac SES 2026 – Amérique du Nord Jour 2

Corrigé SES 2026 Amérique du Nord Jour 2

Corrigé détaillé – Bac SES 2026 – Amérique du Nord Jour 2

Correction détaillée et pédagogique : dissertation entièrement rédigée, épreuve composée complète, analyses des documents, méthodes de rédaction et erreurs fréquentes à éviter.

Dissertation – L’action des pouvoirs publics pour lutter contre le changement climatique est-elle efficace ?

Ce qu’il fallait comprendre : le sujet ne demande pas seulement de présenter les politiques climatiques. Il faut montrer qu’elles peuvent être efficaces, mais aussi expliquer leurs limites.

Introduction rédigée possible

Le changement climatique constitue aujourd’hui un enjeu mondial majeur. La hausse des émissions de gaz à effet de serre provoque un réchauffement climatique ayant des conséquences environnementales, économiques et sociales importantes. Face à cette situation, les pouvoirs publics mettent en place différentes politiques : taxes carbone, quotas d’émission, réglementations ou subventions à la transition écologique. Cependant, malgré ces politiques, les émissions mondiales restent élevées. On peut donc se demander si l’action des pouvoirs publics contre le changement climatique est réellement efficace.

I. Les pouvoirs publics disposent de plusieurs instruments pour réduire les émissions

Les pouvoirs publics peuvent utiliser des instruments économiques. Par exemple, les taxes environnementales augmentent le coût des activités polluantes. Le document 3 montre qu’en France les recettes fiscales environnementales atteignent 56,8 milliards d’euros en 2023.

Ces taxes cherchent à modifier les comportements des ménages et des entreprises. Lorsqu’une énergie polluante devient plus coûteuse, les agents économiques sont incités à réduire leur consommation ou à investir dans des solutions moins polluantes.

Les pouvoirs publics peuvent aussi mettre en place des marchés de quotas d’émission. Le document 4 montre que le prix du quota carbone européen a fortement augmenté depuis 2018, dépassant parfois 90 euros la tonne de CO2. Plus le prix du carbone est élevé, plus les entreprises sont incitées à réduire leurs émissions.

Enfin, les États utilisent également des réglementations : interdictions progressives de certains véhicules thermiques, normes environnementales, rénovation énergétique ou soutien aux énergies renouvelables.

Idée importante : les politiques climatiques cherchent à modifier les comportements en rendant la pollution plus coûteuse ou les comportements écologiques plus avantageux.

II. Les politiques climatiques peuvent produire des résultats

Le document 1 montre que plusieurs pays développés ont réussi à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2022. Le Royaume-Uni réduit ses émissions de 45,6 % et l’Union européenne de 26,8 %.

Ces résultats montrent que les politiques publiques peuvent être efficaces lorsqu’elles s’inscrivent dans la durée et s’accompagnent d’innovations technologiques. Le développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique ou encore les investissements dans les transports propres permettent de réduire les émissions.

Les politiques publiques peuvent également stimuler l’innovation verte. Les entreprises investissent davantage dans les technologies propres lorsque les réglementations environnementales deviennent plus strictes.

III. Mais l’efficacité des politiques climatiques reste limitée

Malgré certains progrès, les émissions mondiales continuent d’augmenter. Le document 1 montre par exemple que les émissions de la Chine augmentent de 282,2 % et celles de l’Inde de 174,5 % entre 1990 et 2022.

Plusieurs limites expliquent cette situation. D’abord, les coûts économiques de la transition écologique peuvent être élevés : hausse des prix de l’énergie, investissements importants ou risques pour certains secteurs industriels.

Ensuite, le changement climatique est un problème mondial. L’action d’un seul pays reste insuffisante si les autres États continuent à fortement polluer. Cela crée des comportements de passager clandestin : certains pays profitent des efforts des autres sans réduire eux-mêmes leurs émissions.

Le document 2 montre que les pays développés promettent d’augmenter les financements climatiques destinés aux pays en développement, mais ces montants restent jugés insuffisants par plusieurs États.

Conclusion possible : les politiques climatiques peuvent être efficaces, comme le montrent certaines réductions d’émissions en Europe, mais leur efficacité reste limitée par les inégalités de développement, les difficultés de coopération internationale et les coûts économiques de la transition écologique.

Épreuve composée – Partie 1

Présenter les nouveaux enjeux de mobilisation de l’action collective

L’action collective désigne l’action menée par plusieurs individus ou groupes afin d’atteindre un objectif commun. Aujourd’hui, les formes de mobilisation évoluent fortement.

Les nouveaux mouvements sociaux portent davantage sur des enjeux post-matérialistes : défense de l’environnement, lutte contre les discriminations, égalité femmes-hommes, droits des minorités ou justice climatique.

Les réseaux sociaux jouent également un rôle croissant. Ils permettent d’organiser rapidement des campagnes, de diffuser des revendications et de mobiliser un grand nombre d’individus.

Les formes de mobilisation deviennent souvent plus horizontales, moins encadrées par les partis politiques ou les syndicats traditionnels.

Exemple : les mobilisations climatiques internationales relayées massivement sur les réseaux sociaux.

Épreuve composée – Partie 2

Comparer la France et les États-Unis en 2019

Contribution à la croissance France États-Unis
Facteur travail 1,1 0,8
Facteur capital 0,7 0,8
PGF 0,0 0,8
Croissance du PIB 2,0 2,6

En 2019, la croissance du PIB est plus forte aux États-Unis (2,6 %) qu’en France (2,0 %). La contribution du facteur travail est plus élevée en France, mais les États-Unis bénéficient davantage des gains de productivité globale des facteurs.

Montrer que l’accumulation des facteurs et la productivité sont des sources de croissance

La croissance économique peut venir de l’accumulation des facteurs de production : travail et capital. Lorsqu’une économie emploie davantage de travailleurs ou investit dans de nouvelles machines, la production augmente.

Mais la croissance dépend aussi de la productivité globale des facteurs. Cette productivité mesure l’efficacité de la combinaison productive. Elle progresse grâce au progrès technique, à l’innovation, à l’organisation du travail ou encore à l’amélioration des qualifications.

Conclusion : la croissance économique repose à la fois sur l’accumulation des facteurs et sur les gains de productivité.

Épreuve composée – Partie 3

Montrer que les nouvelles formes d’organisation du travail ont des effets positifs et négatifs

Les formes d’organisation du travail ont fortement évolué depuis le modèle taylorien. Les entreprises recherchent davantage de flexibilité, d’autonomie et de polyvalence.

I. Des effets positifs sur les conditions de travail

Le document 1 présente l’exemple d’entreprises qui développent des équipes autonomes. Les salariés participent davantage aux décisions et disposent d’une plus grande autonomie.

Cette autonomie peut rendre le travail plus intéressant, renforcer la motivation et développer les compétences des salariés.

Les nouvelles organisations du travail peuvent également favoriser la créativité, la coopération et l’innovation.

II. Mais aussi des effets négatifs

Le document 2 montre une intensification du travail. La proportion de salariés soumis à des délais très courts augmente fortement.

Le travail devient également plus polyvalent : de nombreux salariés doivent désormais réaliser plusieurs tâches différentes.

Le document 3 montre que l’autonomie peut aussi accroître la pression psychologique. Les salariés doivent être plus réactifs, plus impliqués et davantage responsables des résultats.

Ces transformations peuvent provoquer du stress, de la fatigue, des risques psychosociaux et une difficulté à séparer vie professionnelle et vie personnelle.

Conclusion possible : les nouvelles organisations du travail ont donc des effets ambivalents : elles peuvent améliorer l’autonomie et les compétences, mais elles peuvent aussi intensifier le travail et accroître les contraintes psychologiques.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Réciter le cours sans utiliser les documents.
  • Ne donner aucun chiffre précis.
  • Confondre croissance extensive et croissance intensive.
  • Limiter le sujet du travail au seul télétravail.
  • Oublier les effets négatifs des nouvelles organisations du travail.

Télécharger le sujet et le corrigé

Retrouvez ci-dessous le sujet officiel SES 2026 Amérique du Nord Jour 2 ainsi que le corrigé complet au format PDF.

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