Corrigé SVT 2026 Amérique du Nord jour 1
Ce corrigé SVT 2026 Amérique du Nord jour 1 accompagne les élèves de Terminale avec une correction structurée : reproduction sexuée, diversité génétique, changement climatique, plantes, stomates et biotechnologies végétales.
En résumé : le sujet SVT corrigé
Le sujet comporte deux exercices obligatoires : une synthèse sur la reproduction sexuée comme source de diversité génétique, puis une analyse de documents sur les réactions des plantes au changement climatique et l’utilisation de certaines capacités adaptatives par les biotechnologies. Cette page propose une correction pédagogique, utile pour comprendre ce qu’un correcteur attend dans une copie de Terminale.
Exercice 1 — La reproduction sexuée, une source de diversité
Comprendre le sujet
Il faut expliquer les mécanismes de la reproduction sexuée qui créent de nouveaux génomes et donc de la diversité génétique chez les individus d’une même espèce.
Introduction possible
La reproduction sexuée permet l’émergence de nouveaux génomes individuels. Chez les eucaryotes, elle repose sur deux étapes complémentaires : la méiose, qui produit des gamètes haploïdes génétiquement différents, puis la fécondation, qui réunit deux gamètes d’origine différente. Ces mécanismes assurent le brassage des allèles et expliquent la diversité génétique des individus d’une population.
1. La méiose produit des gamètes haploïdes différents
La méiose permet de passer d’une cellule diploïde à des cellules haploïdes. Chez un individu diploïde, les chromosomes sont organisés par paires : l’un vient du père, l’autre de la mère. Lors de la méiose, les chromosomes homologues sont séparés. Chaque gamète ne reçoit donc qu’un seul chromosome de chaque paire.
2. Le brassage interchromosomique crée des combinaisons nouvelles
Lors de la première division de méiose, les paires de chromosomes homologues se répartissent de manière aléatoire dans les cellules filles. Plus le nombre de paires de chromosomes est élevé, plus le nombre de combinaisons possibles devient important.
Chez l’être humain :
23 paires de chromosomes
→ très grand nombre de combinaisons possibles dans les gamètes
3. Le crossing-over produit un brassage intrachromosomique
Pendant la prophase I de méiose, les chromosomes homologues peuvent s’apparier et échanger des fragments de chromatides : c’est le crossing-over. Ce mécanisme crée de nouvelles associations d’allèles sur un même chromosome.
4. La fécondation amplifie la diversité
La fécondation correspond à la fusion de deux gamètes haploïdes. Le hasard intervient à nouveau : parmi de nombreux spermatozoïdes et un ovule, une combinaison particulière est réalisée. La cellule-œuf obtenue est diploïde et possède un génome unique.
5. Les accidents de méiose peuvent aussi diversifier les génomes
Une mauvaise séparation des chromosomes ou un crossing-over inégal peut entraîner des anomalies chromosomiques, des duplications ou des pertes de fragments. Ces accidents sont souvent défavorables, mais ils peuvent aussi contribuer à l’évolution des génomes, notamment en créant des familles multigéniques.
Conclusion rédigée
Notions attendues dans une copie solide
méiose
gamètes haploïdes
brassage interchromosomique
brassage intrachromosomique
crossing-over
fécondation
hasard
nouveau génome
diversité allélique
accidents de méiose
Exercice 2 — Changement climatique, plantes et biotechnologies
Comprendre le sujet
Il faut montrer comment les plantes réagissent au changement climatique, puis comment les biotechnologies utilisent certaines capacités adaptatives des plantes. Le thème relie les climats de la Terre, la plante domestiquée et les enjeux agricoles.
1. Les plantes réagissent à l’augmentation du CO₂ atmosphérique
Les stomates sont des ouvertures de l’épiderme foliaire. Ils permettent les échanges gazeux nécessaires à la photosynthèse : entrée de CO₂ et sortie de dioxygène. Cependant, ils provoquent aussi une perte d’eau par transpiration.
Lorsque la concentration en CO₂ augmente, l’ouverture des stomates diminue. La plante peut donc maintenir une entrée suffisante de CO₂ tout en limitant les pertes d’eau.
2. La sécheresse fragilise la croissance et les rendements agricoles
Le changement climatique accentue les sécheresses. Or l’eau est indispensable à la turgescence cellulaire, à la croissance, au transport des sels minéraux et à la photosynthèse.
Les documents montrent qu’un déficit hydrique diminue la biomasse, le rendement, la masse de 1000 grains, le nombre de grains par épi ou encore la longueur de la tige florifère. Le rendement peut diminuer fortement, d’environ 25 à 30 % selon les cultures étudiées.
3. Les stomates sont une cible pour améliorer la tolérance à la sécheresse
Les expériences de mutagénèse sur Arabidopsis thaliana montrent que le gène EPF intervient dans la formation des stomates. Certains mutants possèdent une faible densité stomatique, d’autres une densité plus élevée.
densité stomatique élevée → pertes d’eau importantes
densité stomatique faible → pertes d’eau réduites
Les plantes à faible densité stomatique perdent moins d’eau et résistent mieux à la sécheresse. Cependant, une densité trop faible peut limiter les échanges gazeux et donc la photosynthèse. Il faut donc rechercher un équilibre.
4. Les biotechnologies utilisent ces capacités adaptatives
La transgénèse permet d’introduire un gène d’intérêt dans une plante cultivée. Le document présente un blé transgénique HaHB4, obtenu avec un gène provenant du tournesol et impliqué dans la résistance à la sécheresse.
En condition de sécheresse, le blé transgénique présente un meilleur développement, un rendement en grains supérieur et une meilleure efficacité d’utilisation de l’eau que le blé sauvage.
Conclusion générale
Les documents montrent que les plantes réagissent au changement climatique par des modifications physiologiques et morphologiques. L’augmentation du CO₂ peut réduire l’ouverture et la densité des stomates, ce qui limite les pertes d’eau. Cependant, la sécheresse détériore la croissance et les rendements agricoles. Les biotechnologies cherchent donc à exploiter ces mécanismes, par mutagénèse ou transgénèse, afin d’obtenir des plantes plus résistantes et plus efficaces dans l’utilisation de l’eau.
Ce qu’un correcteur valorise
stomates
échanges gazeux
photosynthèse
transpiration
augmentation du CO₂
sécheresse
déficit hydrique
rendements agricoles
densité stomatique
mutagénèse dirigée
transgénèse
OGM
résistance à la sécheresse
efficacité d’utilisation de l’eau
Méthode bac : réussir ce sujet de SVT
Pour l’exercice 1
- Construire une synthèse avec un plan clair : méiose, fécondation, accidents de méiose.
- Employer les mots scientifiques précis : gamètes haploïdes, crossing-over, brassage interchromosomique.
- Montrer le lien entre mécanismes cellulaires et diversité génétique.
Pour l’exercice 2
- Ne pas faire un catalogue document par document.
- Relier chaque donnée à une interprétation biologique.
- Montrer la logique : changement climatique → contrainte hydrique → adaptations végétales → biotechnologies.
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FAQ — Corrigé SVT 2026 Amérique du Nord jour 1
Quels thèmes sont évalués dans ce sujet SVT ?
Le sujet évalue la reproduction sexuée comme source de diversité génétique, puis les réactions des plantes au changement climatique et l’utilisation des biotechnologies.
Comment réussir l’exercice de synthèse ?
Il faut organiser la réponse autour de la méiose, des brassages génétiques, de la fécondation et des accidents de méiose, sans se contenter d’un résumé vague.
Quel est le rôle des stomates dans l’exercice 2 ?
Les stomates permettent les échanges gazeux nécessaires à la photosynthèse, mais provoquent aussi des pertes d’eau. Ils sont donc au cœur de l’adaptation des plantes au stress hydrique.
Pourquoi les biotechnologies sont-elles évoquées ?
Elles permettent d’exploiter certaines capacités adaptatives, par exemple en modifiant la densité stomatique ou en introduisant un gène de résistance à la sécheresse dans une plante cultivée.