Corrigé Physique-Chimie Métropole 2026 – Jour 1
Bac 2026 • Physique-Chimie • Métropole Réunion Mayotte • Jour 1

Corrigé Physique-Chimie Métropole 2026 – Jour 1

Corrigé complet et pédagogique du sujet officiel de spécialité Physique-Chimie : pressostat de lave-linge, circuit RC, chauffage de l’eau, synthèse de l’éthanoate de benzyle, cinétique chimique, synthèse d’un colorant, spectre d’absorption et titrage du vinaigre.

Gaz parfaitStatique des fluidesCircuit RCThermodynamiqueCinétiqueEsterMécanisme réactionnelTitrage

En résumé : les résultats à connaître

Le sujet est dense mais très classique dans sa logique : l’exercice 1 combine plusieurs modèles physiques autour d’un lave-linge ; l’exercice 2 porte sur une synthèse organique et sa cinétique ; l’exercice 3 mêle mécanisme réactionnel, rendement, spectrophotométrie, titrage et incertitudes. La difficulté principale est de garder des unités cohérentes et de bien conclure chaque calcul.

Exercice 1Δt1 = 9,0 min ; ΔP ≈ 2,9 × 103 Pa ; volume normal ≈ 5,5 L ; R = 5,0 kΩ ; τexp ≈ 24 s ; Q ≈ 0,24 MJ ; Δt3 ≈ 2,0 min.
Exercice 2Groupe ester ; n0,ac ≈ 8,7 mmol ; ligne Python : n_EB[i] = n_0ac – n_ac[i] ; t1/2 ≈ 2,5 min ; v0 ≈ 0,8 mol·L−1·min−1.
Exercice 3mmax ≈ 1,64 g ; rendement ≈ 93 % ; colorant orange ; Cmoy = 1,3621 mol·L−1 ; u = 0,003 mol·L−1 ; résultat compatible avec l’étiquette.
Conseil de copie : ne donne jamais un résultat seul. Écris la relation utilisée, remplace les grandeurs avec les unités, puis termine par une phrase d’interprétation : c’est ce qui montre au correcteur que tu comprends le modèle physique ou chimique.

Programme mobilisé dans ce sujet

Ce corrigé s’appuie sur les grands thèmes de terminale : constitution et transformations de la matière, énergie et transferts, ondes et signaux, ainsi que les compétences transversales de mesure et d’incertitude. Le sujet mobilise aussi les compétences scientifiques attendues au bac : s’approprier les données, analyser, réaliser des calculs, valider un résultat et communiquer une démarche claire.

Partie du sujetNotions du programmeCompétences travaillées
Lave-lingeGaz parfait, pression, statique des fluides, circuit RC, constante de temps, transferts thermiques, flux, énergie.Modéliser un système, exploiter une équation différentielle, lire un graphique, effectuer un bilan énergétique.
JasminEster, synthèse organique, catalyse, temps de demi-réaction, vitesse volumique, facteur cinétique.Relier un avancement à une quantité de matière, compléter un code Python, exploiter une courbe cinétique.
Coloration de la laineMécanisme réactionnel, intermédiaire réactionnel, flèches courbes, rendement, spectre UV-visible, titrage, incertitude-type.Identifier donneur/accepteur, calculer un rendement, interpréter une couleur, conclure sur une compatibilité.
Corrigé Physique-Chimie Métropole Réunion Mayotte 2026 jour 1

Mots du lexique Physique-Chimie utiles pour ce sujet

Chaque mot ci-dessous renvoie directement vers sa définition dans le lexique Physique-Chimie Terminale.

Exercice 1 – Étude d’un lave-linge

L’exercice étudie trois étapes du fonctionnement d’un lave-linge : le remplissage de la cuve, la temporisation électronique, puis le chauffage de l’eau. Il faut passer d’un modèle de gaz parfait à un circuit RC, puis à un bilan thermique.

1. Remplissage de la cuve

Q1. Durée de remplissage de la moitié de la cuve

La cuve est un cube de côté a. Le volume total vaut a3, donc le volume correspondant à la moitié de la cuve vaut a3/2.

Δt1 = (a3/2) / Dv

Avec a = 60,0 cm = 0,600 m :

V = (0,600)3/2 = 0,108 m3
Δt1 = 0,108 / (12 × 10−3) = 9,0 min
Réponse : la durée de remplissage de la moitié de la cuve est 9,0 min.

Q2. Pourquoi la pression augmente-t-elle ?

La quantité d’air enfermée dans la chambre de compression reste constante, et la température est supposée constante. Quand l’eau entre dans la chambre, le volume disponible pour l’air diminue. Pour un gaz parfait à température constante, le produit P·V reste constant : si le volume diminue, la pression augmente.

Réponse : la pression augmente parce que l’air est comprimé à quantité de matière et température constantes.

Q3. Volume occupé par l’air à l’arrêt du remplissage

Le volume d’eau entré dans la chambre de compression est le volume d’un cylindre de rayon r et de hauteur h.

Veau = πr2h

Donc le volume d’air restant est :

V2 = V0 − πr2h

Q4. Expression de P2 et de la surpression

La transformation est isotherme pour une quantité de matière d’air constante. On utilise donc :

P0V0 = P2V2

Avec V2 = V0 − πr2h :

P2 = P0 × V0 / (V0 − πr2h)

La surpression vaut :

ΔP = P2 − P0 = P0 × [πr2h / (V0 − πr2h)]

Q5. Valeur de la surpression lors du test

On convertit les données : V0 = 0,50 L = 5,0 × 10−4 m3, r = 3,0 cm = 3,0 × 10−2 m et h = 5,0 mm = 5,0 × 10−3 m.

πr2h = π × (3,0 × 10−2)2 × 5,0 × 10−3 ≈ 1,41 × 10−5 m3
ΔP = 1,01 × 105 × [1,41 × 10−5 / (5,0 × 10−4 − 1,41 × 10−5)] ≈ 2,9 × 103 Pa
Réponse : ΔP ≈ 2,9 × 103 Pa. Cette valeur est beaucoup plus grande que celle d’un cycle normal, 150 Pa : le test correspond donc à un remplissage bien plus important.

Q6. Retrouver la surpression avec la statique des fluides

Entre le niveau libre de l’eau dans la cuve et le niveau d’eau dans la chambre de compression, la différence d’altitude vaut environ :

zA − zB = a/2 − h = 0,300 − 0,005 = 0,295 m

La loi fondamentale de la statique des fluides donne :

ΔP = ρg(zA − zB) = 1,0 × 103 × 9,81 × 0,295 ≈ 2,9 × 103 Pa
Conclusion : on retrouve la même surpression, ce qui valide le modèle.

Q7. Volume d’eau en fonctionnement normal

En fonctionnement normal, ΔP = 150 Pa et la hauteur d’eau dans la chambre est négligeable devant celle dans la cuve. On a donc :

ΔP = ρgh donc heau = ΔP/(ρg)
heau = 150 / (1,0 × 103 × 9,81) ≈ 1,53 × 10−2 m

Le volume dans la cuve vaut :

V = a2heau = (0,600)2 × 1,53 × 10−2 ≈ 5,5 × 10−3 m3
Réponse : le volume d’eau est d’environ 5,5 L, cohérent avec l’ordre de grandeur de 5,7 L utilisé ensuite.

2. Durée de temporisation : circuit RC

Q8. Équation différentielle de charge du condensateur

Dans le circuit de charge, la loi des mailles donne :

E = uR + uC

Or uR = R·i et, pour un condensateur, i = C·duC/dt. Ainsi :

E = R·C·duC/dt + uC
Réponse : on obtient bien uC(t) + R·C·duC/dt = E.

Q9. Constante A dans uC(t)

La solution proposée est uC(t) = A(1 − e−t/τ). À long terme, e−t/τ tend vers 0, donc uC tend vers A. Or le condensateur finit chargé sous la tension du générateur E.

A = E = 4,5 V

Q10. Expression de uR(t)

D’après la loi des mailles :

uR(t) = E − uC(t)

Donc :

uR(t) = E − E(1 − e−t/τ) = E·e−t/τ

Q11. Date de fin de temporisation

Le comparateur déclenche quand uR(tseuil) = E/3.

E·e−tseuil = E/3
e−tseuil = 1/3 donc −tseuil/τ = ln(1/3) = −ln3
tseuil = τ ln3

Q12. Choix de la résistance

On veut Δt2 ≈ 30 s, avec C = 4,70 mF = 4,70 × 10−3 F.

Δt2 = R C ln3 donc R = Δt2/(C ln3)
R ≈ 30 / (4,70 × 10−3 × 1,10) ≈ 5,8 × 103 Ω

La résistance disponible la plus proche est R2 = 5,0 kΩ.

Réponse : il faut choisir R = 5,0 kΩ.

Q13. Valeur initiale de uR lors de la décharge

La lecture du graphique donne uR(0) ≈ 4,5 V. Avant la décharge, le condensateur est chargé sous la tension du générateur : uC(0) = E = 4,5 V.

Lors de la décharge, la tension aux bornes de la résistance a donc initialement la même valeur en module que la tension du condensateur.

Conclusion : la valeur lue sur le graphique est en accord avec la loi des mailles et avec E = 4,5 V.

Q14. Constante de temps expérimentale

Pour un circuit RC, la constante de temps τ correspond au temps nécessaire pour que la tension soit divisée par e. Ici :

uR(τ) = 4,5/e ≈ 1,7 V

Sur le graphique, uR atteint environ 1,7 V vers 24 s.

τexp ≈ 24 s

La valeur théorique avec R = 5,0 kΩ et C = 4,70 mF est :

τ = R C = 5,0 × 103 × 4,70 × 10−3 = 23,5 s
Conclusion : τexp est cohérente avec la valeur théorique.

3. Chauffage de l’eau

Q15. Modes de transferts thermiques

Les trois modes de transferts thermiques sont la conduction, la convection et le rayonnement. Dans l’eau chauffée par un thermoplongeur, à ces températures, le rayonnement est généralement négligeable devant la conduction et surtout la convection.

Réponse : conduction, convection, rayonnement ; le rayonnement peut être négligé.

Q16. Transfert thermique nécessaire

La masse d’eau vaut :

m = ρV = 1,0 × 103 × 5,7 × 10−3 = 5,7 kg

Le transfert thermique nécessaire pour passer de 20 °C à 30 °C vaut :

Q = m c Δθ = 5,7 × 4,18 × 103 × 10 ≈ 2,38 × 105 J
Q ≈ 0,24 MJ

Q17. Durée de chauffage

Si toute la puissance électrique est transmise à l’eau :

P = Q/Δt donc Δt = Q/P
Δt3 = 2,38 × 105 / 2,0 × 103 ≈ 119 s ≈ 2,0 min
Réponse : la durée nécessaire est d’environ 2,0 min.

Q18. Température du thermoplongeur avec et sans brassage

On utilise la relation :

Φ = hcS(θthermo − θeau)

À la fin du chauffage, θeau = 30 °C et Φ = Pél = 2,0 × 103 W.

Sans brassage :

θthermo − 30 = 2000/(1,0 × 103 × 0,020) = 100 K
θthermo ≈ 130 °C

Avec brassage :

θthermo − 30 = 2000/(4,0 × 103 × 0,020) = 25 K
θthermo ≈ 55 °C
Réponse : environ 130 °C sans brassage et 55 °C avec brassage.

Q19. Lecture des figures 4 et 5

Sur la figure 4, sans tartre, l’eau atteint 30 °C au bout d’environ 120 s. Sur la figure 5, au même instant, la température du thermoplongeur est proche de 55 °C.

Comparaison : cette valeur est cohérente avec la valeur obtenue en Q18 dans le cas avec brassage efficace.

Q20. Effet du tartre sur la consommation énergétique

La puissance fournie étant supposée constante, l’énergie consommée est proportionnelle à la durée de chauffage :

E = P × Δt

Lecture graphique : sans tartre, l’eau atteint 30 °C vers 120 s ; avec 2 mm de tartre, elle atteint 30 °C vers environ 138 s.

(Etartre − Esans)/Esans = (138 − 120)/120 = 0,15
Conclusion : la présence de tartre augmente la consommation d’environ 15 %, ce qui justifie la recommandation de détartrage.

Exercice 2 – L’odeur de jasmin

L’exercice porte sur l’éthanoate de benzyle, une espèce odorante proche de l’odeur du jasmin. Il faut identifier une fonction organique, comprendre un protocole de suivi cinétique et exploiter une courbe de quantité de matière.

Q1. Groupe caractéristique et famille fonctionnelle

L’éthanoate de benzyle contient le groupe caractéristique ester, reconnaissable par l’enchaînement :

R–C(=O)–O–R′
Réponse : il faut entourer le groupe –COO–. La famille fonctionnelle associée est celle des esters.

Q2. Rôle de l’étape C

L’étape C consiste à verser le contenu d’un tube dans de l’eau glacée. Le refroidissement brutal diminue fortement la vitesse de réaction ; la dilution y contribue aussi. Cela permet de « figer » la composition du mélange à la date choisie avant le dosage.

Réponse : l’étape C est une trempe : elle arrête ou ralentit fortement la transformation pour mesurer la composition à une date donnée.

Q3. Relation entre acide éthanoïque et ester formé

La réaction d’estérification est de stœchiométrie 1:1 : une mole d’acide éthanoïque consommée forme une mole d’éthanoate de benzyle.

Si x(t) est l’avancement à la date t :

nac(t) = n0,ac − x(t)
nEB(t) = x(t)

Donc :

nac(t) = n0,ac − nEB(t)

Q4. Calcul de n0,ac

Dans un tube, le volume total prélevé est V = 2,0 mL. Le mélange contient 25 % en volume d’acide éthanoïque, donc :

Vac = 0,25 × 2,0 = 0,50 mL

Avec ρ = 1,05 g·mL−1 :

mac = ρV = 1,05 × 0,50 = 0,525 g
n0,ac = m/M = 0,525/60,1 ≈ 8,7 × 10−3 mol
Réponse : n0,ac0,0087 mol, ce qui correspond à la valeur du programme.

Q5. Ligne Python à compléter

On doit calculer la quantité d’ester formé à partir de la quantité initiale d’acide et de la quantité restante d’acide.

nEB(t) = n0,ac − nac(t)

La ligne 18 est donc :

n_EB[i] = n_0ac – n_ac[i]

Q6. Temps de demi-réaction

Le temps de demi-réaction est la durée au bout de laquelle l’avancement a atteint la moitié de sa valeur finale. Ici, comme nEB représente l’avancement, il faut chercher la date pour laquelle :

nEB(t1/2) = nEB,final/2

La courbe tend vers environ nEB,final ≈ 5,8 × 10−3 mol. La moitié vaut donc environ 2,9 × 10−3 mol. Graphiquement, cette valeur est atteinte vers 2,5 min.

Réponse : t1/22,5 min.

Q7. Vitesse volumique d’apparition de l’ester

La vitesse volumique d’apparition est la dérivée de la quantité de matière formée, divisée par le volume du milieu réactionnel :

vEB = (1/V) × dnEB/dt

Avec V exprimé en litre si l’on veut une vitesse en mol·L−1·min−1.

Q8. Vitesse volumique initiale

On trace la tangente à la courbe en t = 0. Une lecture graphique raisonnable donne une pente initiale d’environ :

dnEB/dt ≈ 1,6 × 10−3 mol·min−1

Avec V = 2,0 mL = 2,0 × 10−3 L :

vEB(0) ≈ (1,6 × 10−3) / (2,0 × 10−3) ≈ 0,8 mol·L−1·min−1
Réponse : vEB(0) est de l’ordre de 0,8 mol·L−1·min−1. Une petite variation est acceptable selon la tangente tracée.

Q9. Facteur cinétique responsable de l’évolution de la vitesse

Au cours de la transformation, les réactifs sont consommés. Leur concentration diminue, ce qui réduit la fréquence des collisions efficaces entre entités chimiques.

Réponse : le facteur cinétique principal est la concentration des réactifs, qui diminue au cours du temps.

Q10. Optimiser le rendement

L’estérification est une transformation limitée par un équilibre. Pour augmenter le rendement, il faut déplacer l’équilibre dans le sens de formation de l’ester.

Réponse possible : éliminer l’eau formée au fur et à mesure, ou augmenter encore l’excès d’un réactif. La meilleure proposition est l’élimination de l’eau, car l’alcool benzylique est déjà introduit en excès.

Exercice 3 – Coloration de la laine

Le dernier exercice associe chimie organique, mécanisme réactionnel, rendement, spectre UV-visible et titrage acide-base. Il est très représentatif des compétences de terminale : identifier, calculer, interpréter et conclure sur la qualité d’une mesure.

1. Synthèse d’un colorant acide

Q1. Définir un intermédiaire réactionnel

Un intermédiaire réactionnel est une espèce chimique formée au cours d’une étape du mécanisme, puis consommée dans une étape suivante. Il n’apparaît donc pas dans l’équation-bilan globale.

Q2. Intermédiaires réactionnels à souligner

Dans les étapes fournies, les deux intermédiaires sont :

  • l’acide nitreux HNO2, formé à l’étape 1 puis consommé à l’étape 2 ;
  • l’espèce protonée H2NO2+, formée à l’étape 2 puis consommée à l’étape 3.
Réponse : souligner HNO2 et H2NO2+ sur l’annexe.

Q3. Sites donneur et accepteur d’électrons dans l’étape 1

Dans l’étape 1, l’ion nitrite possède un atome d’oxygène porteur d’une charge négative et de doublets non liants : c’est le site donneur d’électrons. L’ion H+, déficitaire en électrons, est le site accepteur.

Réponse : donneur = oxygène chargé négativement de NO2 ; accepteur = H+.

Q4. Flèches courbes du mécanisme

Sur l’annexe, il faut représenter le déplacement des doublets d’électrons :

  • Étape 1 : flèche du doublet de l’oxygène chargé négativement vers H+.
  • Étape 2 : flèche du doublet non liant de l’oxygène de HNO2 vers H+.
  • Étape 3 : flèche de la liaison O–N vers l’oxygène lors du départ de H2O, avec formation de l’ion nitrosonium NO+.
Erreur fréquente : une flèche courbe part toujours d’un doublet d’électrons ou d’une liaison, jamais d’une charge positive.

Q5. Masse maximale de colorant

On calcule les quantités de matière initiales.

n(acide sulfanilique) = 0,87/173,2 ≈ 5,02 × 10−3 mol
n(β-naphtol) = 0,72/144,2 ≈ 4,99 × 10−3 mol

La réaction est de proportion 1:1. Le β-naphtol est très légèrement limitant.

nmax(colorant) ≈ 4,99 × 10−3 mol
mmax = nM = 4,99 × 10−3 × 328,3 ≈ 1,64 g
Réponse : la masse maximale de colorant est d’environ 1,64 g.

Q6. Rendement de la synthèse

Le rendement est le rapport entre la masse obtenue et la masse maximale théorique.

η = mexp/mmax = 1,53/1,64 ≈ 0,93
Réponse : le rendement vaut environ 93 %.

Q7. Couleur du colorant

Le spectre montre une absorption importante dans le domaine bleu-vert, autour de 480 à 520 nm. La couleur observée est la couleur complémentaire de la couleur absorbée.

Réponse : le colorant apparaît orange, éventuellement orange-rouge selon la lecture du cercle chromatique.

2. Étude du bain de teinture

Q8. Concentration obtenue pour le titrage n°1

La réaction de titrage est :

CH3COOH + HO → CH3COO + H2O

À l’équivalence, les quantités de matière sont égales :

n(acide) = n(HO) = CBVE

Pour le titrage n°1 : VE = 13,50 mL et VA = 10,0 mL.

Cdilué = CBVE/VA = 0,10 × 13,50/10,0 = 0,135 mol·L−1

Le vinaigre ayant été dilué 10 fois :

C = 10 × Cdilué = 1,350 mol·L−1
Réponse : pour le titrage n°1, C = 1,350 mol·L−1.

Q9. Moyenne et écart-type

Parmi les valeurs proposées, les valeurs cohérentes avec la série de mesures sont :

Cmoy = 1,3621 mol·L−1
σ = 0,009 mol·L−1

Q10. Incertitude-type et écriture du résultat

Il y a n = 12 mesures. L’incertitude-type sur la moyenne vaut :

u(Cmoy) = σ/√n = 0,009/√12 ≈ 0,0026 mol·L−1

Avec un chiffre significatif :

u(Cmoy) = 0,003 mol·L−1

On écrit alors la valeur expérimentale avec le même rang que l’incertitude :

C = (1,362 ± 0,003) mol·L−1

Q11. Accord avec la valeur de référence

La valeur de référence indiquée sur l’étiquette est C0 = 1,360 mol·L−1. On calcule le quotient :

|C − C0| / u(C) = |1,3621 − 1,360| / 0,003 ≈ 0,7

Ce quotient est inférieur à 2, ce qui indique un accord satisfaisant entre la mesure et la valeur de référence.

Conclusion : la concentration mesurée est compatible avec la concentration annoncée sur l’étiquette.

Méthodes et conseils pour réussir ce sujet

Pression et gaz parfaitCommence par convertir les volumes en m3. Pour une compression isotherme, utilise P0V0 = P2V2.
Statique des fluidesRepère clairement les altitudes. La surpression se calcule avec ΔP = ρgh.
Circuit RCLa constante de temps vaut τ = RC. Pour une exponentielle décroissante, τ correspond à la division de la valeur initiale par e.
Bilan thermiqueUtilise Q = mcΔT, puis Δt = Q/P si toute la puissance est transmise au système.
CinétiqueLe temps de demi-réaction se lit à la moitié de la valeur finale, pas à la moitié du temps total.
TitrageÀ l’équivalence, utilise la stœchiométrie de la réaction. Pense à corriger la dilution.

Erreurs fréquentes à éviter

Oublier le facteur 1/2Dans Q1, on remplit seulement la moitié de la cuve, donc le volume est a3/2.
Confondre L et m30,50 L = 5,0 × 10−4 m3, pas 0,50 m3.
Mauvais seuil RCLa temporisation se termine quand uR = E/3, pas quand uC = E/3.
Rendement et vitesseUn catalyseur augmente la vitesse mais ne change pas directement le rendement d’un équilibre.
Couleur absorbéeLa couleur vue est complémentaire de la couleur absorbée par le colorant.
Dilution du vinaigreAprès avoir trouvé la concentration de la solution diluée, il faut multiplier par 10.

Télécharger le sujet officiel de Physique-Chimie

Le PDF officiel du sujet Physique-Chimie Métropole Réunion Mayotte 2026 jour 1 est accessible ci-dessous. Le corrigé détaillé est intégré directement dans cette page.

DocumentAccès
Sujet officiel Physique-Chimie Métropole Réunion Mayotte 2026 – Jour 1SUJET PDF
Corrigé completCORRIGÉ DANS LA PAGE

Compléter ses révisions en Physique-Chimie

Pour progresser, refais d’abord le sujet sans regarder le corrigé, puis vérifie les formules, les unités et les conclusions. Les annales proches permettent de revoir les automatismes : gaz parfait, circuit RC, bilan thermique, cinétique chimique, rendement, spectre, titrage et incertitudes.

FAQ – Corrigé Physique-Chimie Métropole 2026 jour 1

Quels exercices contient le sujet Physique-Chimie Métropole 2026 jour 1 ?

Le sujet contient trois exercices : étude d’un lave-linge, odeur de jasmin et coloration de la laine.

Quelle est la difficulté principale du sujet ?

La difficulté principale est la variété des modèles : gaz parfait, statique des fluides, circuit RC, bilan thermique, cinétique, mécanisme réactionnel et titrage.

Quelle résistance faut-il choisir dans le circuit RC ?

Pour une temporisation proche de 30 s avec C = 4,70 mF, la résistance adaptée parmi les choix proposés est 5,0 kΩ.

Quelle est la couleur du colorant synthétisé ?

Le colorant absorbe dans le bleu-vert ; sa couleur perçue est donc orange.

Le vinaigre à 8° est-il conforme ?

Oui. La concentration expérimentale est compatible avec la valeur de référence de 1,360 mol·L−1, car l’écart reste inférieur à l’incertitude élargie usuelle.