Corrigé SI Métropole 2026 – Jour 1
Bac général 2026 Sciences de l’ingénieur Métropole Réunion Mayotte Jour 1

Corrigé SI Métropole 2026 – Jour 1

Corrigé détaillé du sujet de Sciences de l’ingénieur : catamaran électrique à foils, autonomie de la batterie, acquisition de direction et exercices de physique.

Fiches de révision SI – Prochainement Lexique SI – Prochainement

Résumé du sujet et attendus du programme

Objet techniqueLe sujet porte sur un catamaran électrique à foils. Il faut vérifier le déjaugeage, l’autonomie et la transmission de l’angle du volant.
Compétences SIAnalyser un cahier des charges, exploiter des modèles, interpréter des courbes, valider des performances et compléter un programme.
Partie 1Capacité de vol et stabilité, autonomie de la batterie, acquisition et transmission de la direction.
Partie 2Deux exercices de sciences physiques : mouvement sur plan incliné et bilan thermique d’un avion.
Idée directrice : une bonne copie ne se limite pas aux résultats numériques. Elle explique à chaque fois quelle exigence du cahier des charges est validée ou non.

Partie 1 – Sciences de l’ingénieur

Sous-partie 1 – Capacité de vol et stabilité

Question 1.1 – Vitesse de déjaugeage et masse totale

Le diagramme des exigences donne une vitesse de déjaugeage de 8 nœuds. Or 1 nœud vaut 1,852 km/h.

8 nd = 8 × 1,852 = 14,816 km/h = 4,12 m/s

La masse totale prise en compte est la masse du bateau plus celle du passager :

m = 100 + 90 = 190 kg
Réponse : la vitesse de déjaugeage attendue est environ 4,1 m/s et la masse totale vaut 190 kg.

Question 1.2 – Validation de la vitesse de déjaugeage

On utilise la relation fournie par le sujet avec Cz = 0,8, Savant = 0,08 m², Sarrière = 0,12 m², m = 190 kg, g = 9,81 m/s² et ρ = 1000 kg/m³.

V = √[(190 × 9,81) / (1000 × 0,8 × (0,08 + 0,5 × 0,12))] V = √(16,64) = 4,08 m/s, soit environ 7,9 nd

Cette valeur est très proche de 8 nœuds. Les actions mécaniques à représenter sont le poids vers le bas, la portance des foils vers le haut, l’effort de propulsion vers l’avant et les actions résistantes vers l’arrière.

Conclusion : le modèle valide bien le déjaugeage autour de 8 nœuds.

Question 1.3 – Choix du correcteur

Le meilleur choix est le correcteur 3. Sur la figure 7, il atteint une profondeur d’immersion stable proche de -0,30 m, sans dépasser la surface de l’eau et avec beaucoup moins d’oscillations que les deux autres réponses.

Le correcteur 1 provoque un dépassement important vers la surface et des oscillations marquées. Le correcteur 2 reste plus profond et oscille également. Le correcteur 3 donne donc le compromis le plus sûr pour le vol.

Réponse : on retient le correcteur 3 car il stabilise rapidement le foil à la profondeur demandée sans risque de sortie de l’eau.

Question 1.4 – Effets des variations de portance

Une augmentation de portance soulève la zone concernée ; une diminution de portance la fait descendre. On peut donc compléter le document de la manière suivante :

  • Foils avant et arrière en diminution : le bateau descend, la profondeur d’immersion augmente.
  • Foils avant en augmentation et foil arrière en diminution : l’avant se soulève et l’arrière descend, le bateau cabre.
  • Foils avant en diminution et foil arrière en augmentation : l’avant descend et l’arrière se soulève, le bateau pique.
  • Foils avant et arrière en augmentation : le bateau monte, la profondeur d’immersion diminue.
L’orientation des foils permet donc de corriger à la fois la hauteur de vol et l’horizontalité du catamaran.

Question 1.5 – Conclusion sur le vol

Le catamaran peut déjauger à la vitesse attendue : le calcul donne environ 7,9 nœuds, ce qui correspond à l’exigence de 8 nœuds. Le réglage des foils permet ensuite de stabiliser la hauteur et l’assiette du bateau.

Conclusion : les capacités de vol et de stabilisation sont validées par le modèle et par le choix du correcteur.

Sous-partie 2 – Autonomie du bateau

Question 1.6 – Autonomie et énergie stockée

Le diagramme des exigences indique une autonomie attendue de 2 heures à la vitesse de 10 nœuds. L’énergie stockée dans la batterie est de 5,7 kW·h.

Réponse : autonomie exigée = 2 h à 10 nd ; énergie nominale de la batterie = 5,7 kW·h.

Question 1.7 – Décrochage de la consommation et puissance à 10 nœuds

La courbe présente une chute brutale de consommation à 8 nœuds. Cela correspond au déjaugeage : le catamaran se soulève sur ses foils, la surface mouillée diminue fortement et les frottements hydrodynamiques baissent.

À 10 nœuds, la lecture graphique donne une consommation d’environ 2,0 kW.

Réponse : le décrochage est dû au passage en vol sur foils ; à 10 nd, la puissance consommée est proche de 2,0 kW.

Question 1.8 – Calcul de l’autonomie réelle

La profondeur de décharge est limitée à 80 %, donc l’énergie effectivement utilisable vaut :

Eutile = 0,80 × 5,7 = 4,56 kW·h

Avec une consommation d’environ 2,0 kW à 10 nœuds :

t = Eutile / P = 4,56 / 2,0 = 2,28 h
Conclusion : l’autonomie est supérieure à 2 h. L’exigence constructeur est respectée.

Question 1.9 – Pont diviseur et tension du CAN

Le conditionneur est un pont diviseur avec R1 = 22 kΩ et R2 = 2 kΩ. La tension d’entrée du CAN vaut :

UCAN = R2 / (R1 + R2) × UBAT = 2 / (22 + 2) × UBAT = 0,083 × UBAT

La tension maximale de batterie lue sur la caractéristique est 56 V. On obtient :

UCAN max = 0,083 × 56 = 4,66 V
Réponse : le CAN alimenté en 5 V est protégé, car la tension d’entrée reste inférieure à 5 V.

Question 1.10 – Quantum et seuils numériques

Le CAN code la tension sur 10 bits. Il dispose donc de 1024 valeurs possibles, de 0 à 1023.

q = 5 / 1023 = 0,00489 V

À partir de la courbe batterie, on lit approximativement 50 V à 50 % de charge et 49 V à 30 % de charge. On obtient donc :

  • 100 % : UBAT = 56 V, UCAN = 4,66 V, NCAN ≈ 953.
  • 50 % : UBAT ≈ 50 V, UCAN ≈ 4,15 V, NCAN ≈ 849.
  • 30 % : UBAT ≈ 49 V, UCAN ≈ 4,07 V, NCAN ≈ 832.
Remarque de correction : les valeurs à 50 % et 30 % dépendent de la précision de lecture du graphique. Un léger écart est acceptable si le raisonnement est correct.

Question 1.11 – Programme d’alerte batterie

Le programme doit comparer la valeur lue par le CAN aux seuils N30 et N50. Comme la tension diminue quand la charge diminue, une valeur plus petite signifie une batterie moins chargée.

if Ncan <= N30 : afficher « Charge inférieure à 30 % » elif Ncan <= N50 : afficher « Charge inférieure à 50 % » else : afficher « Batterie suffisamment chargée »
Conclusion : le système peut alerter l’utilisateur aux seuils de 50 % puis 30 %, à condition d’utiliser les seuils numériques calculés dans le tableau.

Sous-partie 3 – Contrôle de la direction

Question 1.12 – Nombre d’impulsions et compteur 8 bits

Le volant se déplace de -45° à +45°, soit 90°. Cela représente un quart de tour. Le système poulies-courroie multiplie l’angle par 10, donc le codeur effectue :

0,25 × 10 = 2,5 tours

Le codeur génère 100 impulsions par tour :

2,5 × 100 = 250 impulsions

Un compteur sur 8 bits peut coder de 0 à 255.

Réponse : 250 impulsions sont nécessaires ; le compteur 8 bits convient car 250 ≤ 255.

Question 1.13 – Précision de la mesure

Le diagramme des exigences demande une précision de 1 degré. La résolution du système vaut :

90° / 250 = 0,36° par impulsion
Conclusion : la résolution de 0,36° est meilleure que la précision exigée de 1°. L’exigence est donc validée.

Question 1.14 – Sens de comptage du codeur

Le comptage se fait sur les fronts montants du signal A. D’après les chronogrammes, lorsque la rotation est anti-horaire, le signal B est à l’état bas au front montant de A ; lorsque la rotation est horaire, B est à l’état haut.

si B = 0 : Nvolant = Nvolant + 1 si B = 1 : Nvolant = Nvolant – 1
Réponse : on incrémente en sens anti-horaire et on décrémente en sens horaire.

Question 1.15 – Trame transmise

La trame doit être lue dans l’ordre temporel indiqué par le document réponse. Pour chaque bit, on identifie l’état logique 0 ou 1 sur le chronogramme, puis on reconstitue l’octet transmis.

La méthode attendue est la suivante : repérer le bit de départ, lire les 8 bits de donnée dans l’ordre, puis vérifier le bit de fin ou de séparation selon la représentation donnée.

Réponse rédigée : la valeur numérique obtenue correspond à l’information d’angle envoyée par le poste de pilotage. Elle doit rester cohérente avec l’intervalle possible du compteur, de 0 à 250.

Question 1.16 – Fréquence maximale d’envoi

Quatre informations de 9 bits sont transmises, soit :

4 × 9 = 36 bits

Le débit est de 8 kbit/s :

tdonnées = 36 / 8000 = 0,0045 s = 4,5 ms

En ajoutant les temps de pause de 10 ms entre les informations, on obtient environ 44,5 ms pour un cycle complet.

f = 1 / 0,0445 ≈ 22,5 transmissions/s
Réponse : la fréquence maximale est d’environ 22,5 envois par seconde.

Question 1.17 – Validation de la transmission

Le cahier des charges demande que les informations soient envoyées au moins 20 fois par seconde. Le calcul précédent donne environ 22,5 transmissions par seconde.

Conclusion : l’exigence de transmission sans fil est respectée, car 22,5 > 20.

Partie 2 – Sciences physiques

Exercice A – Mouvement sur un plan incliné

Questions 1 à 3 – Forces et accélération

Le mobile est soumis à son poids, vertical vers le bas, et à la réaction du support, perpendiculaire au plan incliné. Si les frottements sont négligés, la résultante des forces est orientée selon l’axe du mouvement.

D’après la deuxième loi de Newton :

ΣF = m × a

Le sujet conduit à une accélération selon l’axe du plan incliné :

a = 4,92 m/s²
Réponse : l’accélération est constante et dirigée vers le bas du plan incliné.

Question 4 – Position à t = 0,3 s par modélisation

Le mouvement part du repos. On utilise la relation :

x(t) = 1/2 × a × t² x(0,3) = 1/2 × 4,92 × 0,3² = 0,221 m
Réponse : la position modélisée vaut environ 0,22 m.

Questions 5 à 7 – Exploitation des graphes expérimentaux

Sur le graphe de position, à t = 0,3 s, on lit environ x = 0,18 m. La valeur expérimentale est donc inférieure à la valeur modélisée de 0,22 m.

Sur le graphe vitesse-temps, la pente donne l’accélération. En lisant par exemple v ≈ 1,9 m/s à t = 0,4 s, on obtient :

a ≈ 1,9 / 0,4 = 4,75 m/s²
Conclusion : la valeur expérimentale est proche mais pas exactement égale au modèle. L’écart peut venir de frottements, d’une incertitude de mesure ou d’un lâcher qui n’est pas parfaitement idéal.

Exercice B – Bilan thermique d’un avion

Questions 1 à 3 – Flux thermique par conduction

La température intérieure est plus élevée que la température extérieure. Le transfert thermique se fait donc de l’intérieur de l’avion vers l’extérieur.

Le flux thermique par conduction s’écrit sous la forme :

Φ = ΔT / R = 2π × λ × r × L × ΔT / e

Avec ΔT = 20 - (-53) = 73 K, λ = 0,030 W·m⁻¹·K⁻¹, r = 2,8 m, L = 60 m et e = 0,30 m :

Φ ≈ 7,7 × 10³ W = 7,7 kW
Réponse : l’avion perd environ 7,7 kW par conduction dans cette modélisation.

Question 4 – Capacité thermique de l’air

La capacité thermique de l’air contenu dans l’habitacle peut être estimée par :

Cair = cair × ρair × V Cair = 1,0 × 10³ × 1,3 × 1,4 × 10³ = 1,82 × 10⁶ J/K
Cette valeur est cohérente avec la donnée arrondie du sujet, environ 1,9 × 10⁶ J/K.

Questions 5 et 6 – Puissance du système CVC

En régime stationnaire, l’énergie interne de l’air ne varie pas. La puissance thermique reçue par les passagers et la puissance du système CVC compensent les pertes par conduction :

PCVC + Ppassagers – Φconduction = 0 PCVC = 7,7 – 14 = -6,3 kW
Le signe négatif signifie que le système CVC doit retirer de l’énergie à l’air : il fonctionne en climatisation.

Question 7 – Évolution de la température sans CVC

Sans CVC, le bilan est positif car les passagers apportent plus de puissance que les pertes par conduction :

Pnet = 14 – 7,7 = 6,3 kW

Sur une heure :

E = 6,3 × 10³ × 3600 = 2,27 × 10⁷ J ΔT = E / C = 2,27 × 10⁷ / 1,9 × 10⁶ ≈ 12 °C
Conclusion : la température passerait d’environ 20 °C à 32 °C. Sans CVC, l’habitacle deviendrait rapidement trop chaud.

Méthodes et conseils pour réussir ce sujet

Lire les exigencesChaque calcul doit finir par une validation : vitesse, autonomie, précision ou fréquence.
Soigner les unitésConvertir les nœuds en m/s, les kW·h en durée et les millisecondes en fréquence.
Exploiter les courbesUne lecture graphique approximative est acceptée si elle est clairement justifiée.
Raisonner en systèmeRelier capteur, conditionneur, CAN, programme et utilisateur : c’est exactement l’esprit SI.
PhysiqueÉcrire la loi utilisée avant le calcul : deuxième loi de Newton, bilan énergétique ou flux thermique.
ConclusionTerminer chaque sous-partie par une phrase claire : exigence validée, partiellement validée ou non validée.

Lexique SI du sujet

Les fiches de lexique dédiées seront ajoutées prochainement. En attendant, voici les notions utiles pour comprendre le corrigé.

DéjaugeagePassage d’un bateau d’une navigation principalement portée par la coque à une navigation où la portance réduit fortement la traînée.
Fiche lexique : prochainement
PortanceForce perpendiculaire à l’écoulement qui soulève un profil, ici les foils du catamaran.
Fiche lexique : prochainement
CANConvertisseur analogique numérique qui transforme une tension en valeur numérique exploitable par un programme.
Fiche lexique : prochainement
QuantumPlus petite variation de tension distinguable par un convertisseur analogique numérique.
Fiche lexique : prochainement
Codeur incrémentalCapteur qui fournit des impulsions permettant de mesurer un déplacement angulaire et son sens de rotation.
Fiche lexique : prochainement
Bilan thermiqueComparaison des puissances thermiques reçues, cédées ou évacuées par un système.
Fiche lexique : prochainement

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Le PDF officiel du sujet SI Métropole Réunion Mayotte 2026 jour 1 est accessible ci-dessous. Le corrigé détaillé est intégré directement dans cette page.

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FAQ – Corrigé SI Métropole 2026 jour 1

Quel est le thème principal du sujet SI ?

Le sujet étudie un catamaran électrique à foils : sa capacité à voler, son autonomie et la transmission de l’information de direction.

Quelle exigence d’autonomie fallait-il vérifier ?

Il fallait vérifier une autonomie d’au moins 2 heures à 10 nœuds, en tenant compte d’une décharge limitée à 80 % de la batterie.

Pourquoi le compteur 8 bits suffit-il ?

Le déplacement complet du volant produit 250 impulsions. Un compteur 8 bits peut aller jusqu’à 255, ce qui suffit pour coder l’information.

Quelle était l’exigence de transmission ?

Les informations devaient être envoyées au moins 20 fois par seconde. Le calcul donne environ 22,5 envois par seconde.