Corrigé HGGSP 2026 Amérique du Nord jour 1
Ce corrigé HGGSP 2026 Amérique du Nord jour 1 propose une aide complète pour les élèves de Terminale : plans de dissertation, problématiques, exemples, étude critique de documents sur la mémoire de la Shoah et méthode pour réussir l’épreuve.
En résumé : les sujets corrigés
Le sujet officiel HGGSP 2026 Amérique du Nord jour 1 propose deux dissertations au choix et une étude critique de documents obligatoire. Le candidat doit donc maîtriser à la fois la méthode argumentative de la dissertation et la confrontation de documents.
Dissertation 1 — Peut-on construire la paix collectivement depuis les traités de Westphalie ?
Comprendre le sujet
Le sujet interroge la construction de la paix depuis 1648. Les traités de Westphalie marquent un moment fondateur car ils posent les bases d’un ordre international reposant sur la souveraineté des États. Mais le mot central est collectivement : il faut réfléchir aux traités, aux conférences, aux organisations internationales et à l’ONU.
Problématique possible
Depuis les traités de Westphalie, la paix peut-elle être durablement construite par des mécanismes collectifs, ou reste-t-elle fragile car dépendante des rapports de force entre États ?
Plan détaillé
I. Depuis Westphalie, la paix se construit d’abord par des accords entre États souverains. Les traités de 1648 mettent fin à la guerre de Trente Ans et affirment un ordre européen fondé sur la souveraineté étatique. La paix repose alors sur la négociation diplomatique.
II. Au XXe siècle, la paix collective devient plus ambitieuse avec la sécurité collective. Après les deux guerres mondiales, la SDN puis l’ONU cherchent à empêcher les conflits par le multilatéralisme, la diplomatie et les opérations de maintien de la paix.
III. Mais cette construction collective reste fragile. Les intérêts des grandes puissances, le droit de veto au Conseil de sécurité, les conflits asymétriques et les rivalités géopolitiques limitent l’efficacité des institutions internationales.
Conclusion possible
Dissertation 2 — Mers et océans : des enjeux géopolitiques multiples, entre rivalités et coopérations
Comprendre le sujet
Le sujet porte sur les mers et océans comme espaces de puissance. Il ne faut pas seulement parler des tensions : le sujet impose de montrer à la fois les rivalités et les coopérations. Les mers sont des espaces économiques, militaires, environnementaux et diplomatiques.
Problématique possible
Pourquoi les mers et océans sont-ils devenus des espaces majeurs de puissance, de rivalités et de coopération internationale ?
Plan détaillé
I. Les mers et océans sont des espaces stratégiques majeurs. Ils concentrent les grandes routes du commerce mondial, les câbles sous-marins, les détroits, les ports, les ressources halieutiques et énergétiques.
II. Ils provoquent de nombreuses rivalités géopolitiques. Les États se disputent les ressources, les ZEE et le contrôle des espaces maritimes. La mer de Chine méridionale, l’Arctique ou la Méditerranée orientale illustrent ces tensions.
III. Mais leur gestion impose aussi des coopérations. La Convention de Montego Bay, la lutte contre la piraterie, la protection de la biodiversité marine et les accords environnementaux montrent que les océans nécessitent une gouvernance collective.
Conclusion possible
Étude critique de documents — Transmettre la mémoire de la Shoah
Comprendre la consigne
La consigne demande de montrer comment se transmet la mémoire de la Shoah. Il faut donc analyser les deux documents, les confronter et ajouter des connaissances personnelles. Le document 1 porte sur le film Shoah de Claude Lanzmann. Le document 2 présente les Stolpersteine, des pavés mémoriels placés dans l’espace public.
Problématique possible
Comment la mémoire de la Shoah se transmet-elle à la fois par les témoignages, les œuvres culturelles, les lieux de mémoire et les traces inscrites dans l’espace quotidien ?
Introduction rédigée
La Shoah désigne l’extermination des Juifs d’Europe par l’Allemagne nazie et ses collaborateurs pendant la Seconde Guerre mondiale. Après 1945, transmettre cette mémoire est devenu un enjeu essentiel pour rendre hommage aux victimes, comprendre le génocide et lutter contre l’oubli. Les deux documents proposés montrent deux formes différentes de transmission : le film Shoah de Claude Lanzmann, fondé sur la parole des témoins, et les Stolpersteine, qui inscrivent la mémoire des victimes dans l’espace public. On peut donc se demander comment la mémoire de la Shoah se transmet entre témoignage, œuvre cinématographique et lieux de mémoire.
I. La mémoire de la Shoah se transmet par la parole des témoins
Le document 1 insiste sur le choix de Claude Lanzmann : son film ne repose pas sur des images d’archives mais sur les témoignages. Ce choix est important car les images nazies sont des images de propagande, tandis que les images filmées à la libération des camps montrent l’après-coup, et non le crime lui-même.
Lanzmann donne donc une place centrale à la parole : survivants, Justes, anciens nazis, témoins directs ou indirects. Le témoignage permet d’approcher l’événement sans prétendre tout comprendre. Il donne une dimension humaine, sensible et incarnée à la mémoire.
II. Les œuvres culturelles et les institutions transmettent une mémoire collective
Le film Shoah est présenté comme une œuvre de référence. Sa durée, sa diffusion internationale et son usage pédagogique montrent que le cinéma peut devenir un support majeur de transmission mémorielle.
On peut compléter avec d’autres exemples : les écrits de Primo Levi, le Mémorial de la Shoah à Paris, Yad Vashem en Israël ou encore le site d’Auschwitz-Birkenau. Ces lieux et œuvres participent à la construction d’une mémoire collective du génocide.
III. La mémoire s’inscrit aussi dans l’espace public et le quotidien
Le document 2 présente les Stolpersteine, des pavés métalliques installés près des lieux où vivaient les victimes de la Shoah. Ils indiquent leur nom, leur date de naissance et leur date de mort. Ce dispositif permet de faire surgir la mémoire dans la rue, au cœur de la vie quotidienne.
Cette forme de transmission est différente du film de Lanzmann : elle est brève, locale, visible et matérielle. Elle rappelle que les victimes n’étaient pas seulement des chiffres, mais des personnes avec une identité, une adresse et une histoire.
Confrontation des documents
Conclusion rédigée
Méthode bac : réussir l’épreuve HGGSP
Pour la dissertation
- Définir précisément les termes du sujet.
- Identifier la tension centrale : paix collective, rivalités, coopération, puissance.
- Construire une problématique claire.
- Utiliser des exemples précis et datés.
- Organiser un plan progressif en deux ou trois parties.
Pour l’étude critique de documents
- Présenter rapidement les documents.
- Analyser les idées principales sans paraphraser.
- Confronter les documents : ressemblances, différences, complémentarité.
- Ajouter des connaissances personnelles.
- Répondre explicitement à la consigne.
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FAQ — Corrigé HGGSP 2026 Amérique du Nord jour 1
Quels sont les sujets HGGSP 2026 Amérique du Nord jour 1 ?
Les deux dissertations portent sur la construction collective de la paix depuis Westphalie et sur les mers et océans comme espaces de rivalités et de coopérations. L’étude critique porte sur la transmission de la mémoire de la Shoah.
Quel sujet de dissertation choisir ?
Il faut choisir le sujet pour lequel on maîtrise le mieux les exemples précis. Le sujet sur la paix demande de connaître Westphalie, l’ONU et la sécurité collective. Le sujet sur les mers demande de maîtriser les routes maritimes, les ZEE, les rivalités et les coopérations.
Comment réussir l’étude critique sur la Shoah ?
Il faut montrer que la mémoire se transmet par les témoignages, les œuvres culturelles, les lieux de mémoire et les traces dans l’espace public, tout en confrontant précisément les deux documents.
Quelles notions du programme sont mobilisées ?
Les notions principales sont la paix, la sécurité collective, les rivalités géopolitiques, la coopération, la mémoire, l’histoire, le témoignage, le génocide et les lieux de mémoire.