Corrigé SVT 2026 Antilles-Guyane jour 1
Bac général 2026 • Spécialité SVT • Antilles-Guyane • Jour 1

Corrigé SVT 2026 Antilles-Guyane jour 1

Ce corrigé SVT 2026 Antilles-Guyane propose une réponse complète aux deux exercices : la comparaison des hormones animales et végétales, puis la discussion scientifique des hypothèses expliquant l’endémisme exceptionnel de Madagascar.

Hormones Auxine Insuline et glucagon Biodiversité Phylogénie Tectonique

En résumé : les conclusions essentielles

Le sujet mobilise trois chapitres du programme de terminale : le contrôle hormonal de la glycémie, le développement de la plante et les mécanismes à l’origine de la biodiversité. Il évalue surtout la capacité à construire une démonstration scientifique.

Hormone animaleL’insuline et le glucagon sont produits par le pancréas, transportés par le sang et agissent sur des cellules cibles.
PhytohormoneL’auxine est produite au sommet de la tige, transportée vers la zone d’élongation et contrôle la croissance.
MadagascarL’île est séparée de l’Afrique vers 120 Ma puis de l’Inde vers 80 Ma.
Bilan évolutifLes données suggèrent plusieurs origines : héritage ancien et surtout colonisations postérieures à l’isolement.

Analyse du sujet : ce que le correcteur attend

L’exercice 1 n’est pas une récitation générale sur toutes les hormones. Il faut choisir un exemple animal bien maîtrisé, ici la régulation de la glycémie, et le comparer à un exemple végétal, l’auxine. Chaque idée doit être appuyée par une expérience, une observation ou une conséquence physiologique.

L’exercice 2 n’exige pas de désigner brutalement une hypothèse comme « vraie » et les autres comme « fausses ». Le verbe discuter impose de rechercher, pour chacune, des arguments favorables, des limites et le degré de compatibilité avec les données. Les barres d’incertitude du document 4 interdisent notamment une lecture trop rigide des âges.

Fil directeur efficace : une affirmation scientifique → une donnée précise → une interprétation → une conclusion partielle répondant au problème.

Exercice 1 – Hormones et phytohormones (7 points)

Problème : montrer, à partir d’un exemple animal et végétal, que ces molécules possèdent des caractéristiques communes et sont indispensables à la régulation de processus physiologiques.

1. Construire le raisonnement avant de rédiger

Production par des cellules spécialisées
Transport vers une autre zone
Action spécifique sur des cellules cibles

Le plan doit reprendre ces trois propriétés pour l’exemple animal puis pour l’exemple végétal, avant d’établir explicitement la comparaison.

2. Proposition de réponse entièrement rédigée

Introduction. Une hormone est une molécule produite en faible quantité par des cellules spécialisées, transportée dans l’organisme et capable de modifier l’activité de cellules cibles possédant des récepteurs adaptés. Chez les animaux comme chez les végétaux, de tels messagers coordonnent le fonctionnement de régions parfois éloignées. La régulation de la glycémie par les hormones pancréatiques et la croissance de la tige sous le contrôle de l’auxine permettent de mettre en évidence ces propriétés communes.

Chez l’animal, l’insuline et le glucagon régulent la glycémie. La glycémie correspond à la concentration de glucose dans le sang. Malgré l’alternance des repas, du jeûne et de l’activité physique, elle reste normalement voisine de 1 g·L-1. Son maintien résulte notamment de l’action antagoniste de deux hormones produites par les îlots endocrines du pancréas : l’insuline, sécrétée surtout lorsque la glycémie augmente, et le glucagon, davantage sécrété lorsqu’elle diminue.

Plusieurs observations historiques démontrent le rôle endocrine du pancréas. Une ablation du pancréas provoque une hyperglycémie durable et l’apparition de glucose dans les urines. À l’inverse, une greffe de tissu pancréatique reliée à la circulation sanguine peut limiter ces troubles, même si elle n’est pas raccordée au tube digestif. Le pancréas libère donc dans le sang une substance agissant à distance. De plus, une injection d’insuline fait diminuer la glycémie, ce qui confirme directement son effet hypoglycémiant.

L’insuline transportée par le sang se fixe sur des récepteurs présents à la surface de cellules cibles, notamment les cellules musculaires et hépatiques. Elle favorise l’entrée du glucose dans ces cellules et son stockage sous forme de glycogène : la glycémie diminue. Le glucagon agit surtout sur les cellules hépatiques et favorise la libération de glucose dans le sang : la glycémie augmente. Ces actions opposées forment une régulation qui ramène la glycémie vers sa valeur d’équilibre. En l’absence d’insuline ou lorsque les cellules y répondent mal, cette régulation devient inefficace et un diabète peut apparaître. Ces hormones sont donc indispensables au maintien d’un paramètre physiologique compatible avec le fonctionnement des organes.

Chez le végétal, l’auxine contrôle la croissance de la tige. Le document de référence indique que l’auxine, ou AIA, est produite dans la partie apicale de la jeune tige. Elle est ensuite transportée verticalement vers une zone située plus bas, où se réalise l’essentiel de l’élongation. La zone de production et la zone d’action sont donc distinctes, comme pour une hormone animale.

Les expériences réalisées sur de jeunes pousses ou des coléoptiles précisent ce fonctionnement. Une pousse intacte s’allonge et peut se courber vers une source lumineuse. Si son sommet est supprimé, l’élongation ou la courbure est fortement perturbée : le sommet produit donc un signal nécessaire. Si l’on place entre le sommet et la partie inférieure un bloc de gélose perméable, la croissance peut reprendre, ce qui montre que le signal est une substance diffusible. Les expériences de Went complètent cette démonstration : un bloc de gélose ayant reçu les substances d’un sommet, puis placé sur une tige décapitée, rétablit l’élongation. Placé d’un seul côté, il entraîne une croissance plus importante de ce côté et donc une courbure.

L’auxine produite au sommet est ainsi transportée vers des cellules cibles de la zone d’élongation, dont elle stimule l’allongement. Lors d’un phototropisme, une répartition inégale de l’auxine entre les deux côtés de la tige provoque une croissance différentielle et la courbure de la pousse. Cette réponse oriente les feuilles vers la lumière, ce qui favorise la photosynthèse. L’auxine participe donc à la coordination de la croissance et à l’adaptation de la plante à son environnement.

Conclusion. L’insuline, le glucagon et l’auxine sont de nature différente et n’empruntent pas les mêmes voies de transport, mais ils répondent à une même logique fonctionnelle. Ils sont produits dans une région précise, transportés vers d’autres cellules et n’agissent que sur des cellules capables de répondre au message. Les hormones pancréatiques stabilisent la glycémie, tandis que l’auxine règle l’élongation et l’orientation de la tige. Hormones animales et phytohormones sont donc des messagers chimiques essentiels à la coordination des processus physiologiques d’un organisme pluricellulaire.

3. Les expériences à connaître et ce qu’elles prouvent

Observation ou expérienceRésultatInterprétation
Ablation du pancréas Hyperglycémie et troubles diabétiques. Le pancréas est indispensable à la régulation de la glycémie.
Greffe pancréatique vascularisée Les troubles diminuent sans connexion digestive. Le message est transporté par le sang : le pancréas a une fonction endocrine.
Injection d’insuline La glycémie diminue. L’insuline est une hormone hypoglycémiante.
Décapitation d’une jeune pousse La croissance ou la courbure est perturbée. Le sommet produit un signal nécessaire au développement.
Bloc de gélose sous le sommet La croissance peut être maintenue ou restaurée. Le signal est une substance diffusible transportée du sommet vers la base.
Gélose enrichie en auxine placée latéralement La tige se courbe. L’auxine stimule localement l’élongation et une répartition asymétrique produit une croissance différentielle.

4. Comparaison directe à faire apparaître dans la copie

CaractéristiqueAnimal : insuline et glucagonVégétal : auxine
Lieu de productionCellules endocrines du pancréas.Cellules proches du sommet de la jeune tige.
TransportPar la circulation sanguine.Transport polarisé dans les tissus, depuis le sommet vers la zone d’élongation.
CiblesNotamment cellules hépatiques et musculaires munies de récepteurs.Cellules de la zone d’élongation capables de répondre à l’auxine.
Processus réguléMaintien de la glycémie dans un intervalle étroit.Élongation de la tige et orientation de la croissance.
Caractère essentielUn défaut de régulation peut provoquer un diabète.La suppression du sommet ou du signal perturbe la croissance et les tropismes.
Erreur fréquente : écrire que l’auxine « attire la plante vers la lumière ». Une hormone n’attire pas la tige. Une distribution asymétrique de l’auxine entraîne une différence d’élongation entre les deux côtés, ce qui provoque la courbure.

Exercice 2 – L’origine de la biodiversité de Madagascar (8 points)

Problème : utiliser les données tectoniques, phylogénétiques et océanographiques pour discuter trois origines possibles des groupes endémiques.

1. Traduire chaque hypothèse en prédiction vérifiable

HypothèsePrédiction sur l’âge des ancêtres communsAutre conséquence attendue
Présence avant l’isolement Les lignées doivent être plus anciennes que l’isolement complet de Madagascar. Les espèces dérivent de populations déjà présentes sur le bloc continental.
Dispersion océanique Les âges peuvent être variés, mais doivent être postérieurs à l’isolement. Une traversée, même rare, doit être physiquement possible.
Ponts terrestres Plusieurs divergences devraient coïncider avec les périodes limitées d’existence des passages. Des reliefs émergés ou très peu profonds doivent relier temporairement les territoires.

2. Exploitation guidée des documents

1

Documents 1 et 2 : poser le test scientifique

Ces documents ne donnent pas encore la réponse. Ils transforment les trois scénarios en prédictions. L’âge des ancêtres communs estimé par phylogénie devient ainsi un moyen de confronter les hypothèses aux faits.

2

Document 3 : dater l’isolement de Madagascar

À 170 Ma, Madagascar appartient encore à un vaste ensemble continental. L’ouverture des océans sépare progressivement ce bloc. Madagascar est séparée de l’Afrique vers 120 Ma, mais reste associée à l’Inde jusqu’à environ 80 Ma. Après la séparation définitive de l’Inde, Madagascar devient une île isolée.

Repère à conserver : 80 Ma constitue ici la date la plus utile pour tester une présence antérieure à l’isolement complet de l’île. La séparation d’avec l’Afrique, plus ancienne, reste également pertinente pour discuter l’origine africaine de certaines lignées.
3

Document 4 : confronter les âges de divergence

Les points centraux sont très dispersés, d’environ 5 Ma à plus de 110 Ma. Quelques lignées ont un âge central supérieur à 80 Ma, mais la majorité des groupes, notamment de nombreux reptiles et mammifères, ont un ancêtre commun estimé après l’isolement complet de Madagascar. Les barres verticales sont parfois très larges : elles représentent l’incertitude et peuvent recouper 80 Ma, 120 Ma ou l’une des périodes de passage proposées.

Cette distribution ne correspond donc pas à un scénario unique simple. Si tous les groupes provenaient d’ancêtres présents avant l’isolement, tous leurs âges devraient être antérieurs à celui-ci. Or de nombreux âges sont nettement plus récents. À l’inverse, la variété des âges postérieurs à 80 Ma est compatible avec plusieurs arrivées indépendantes au cours du temps.

4

Document 5 : la dispersion océanique est difficile, mais possible

Le canal du Mozambique mesure environ 400 km dans sa partie la plus étroite. Une traversée active paraît improbable pour beaucoup de vertébrés non volants en raison de la durée, de la fatigue et du manque d’eau ou de nourriture. Cependant, le suivi GPS montre qu’un objet flottant peut être entraîné par les courants dans le canal. L’observation d’un radeau végétal de 80 m transportant des singes démontre par ailleurs que des animaux peuvent rester sur une masse de végétation en dérive.

Ces faits ne prouvent pas directement qu’un ancêtre précis a colonisé Madagascar. Ils établissent toutefois la faisabilité physique d’une dispersion passive sur un radeau naturel. À l’échelle de dizaines de millions d’années, un événement extrêmement rare peut suffire à fonder une population.

5

Document 6 : des passages temporaires envisageables

Les reconstitutions indiquent que des mouvements tectoniques et des variations du niveau marin ont pu faire émerger des reliefs du canal du Mozambique. Des configurations comparables sont proposées vers 65 à 60 Ma, 35 à 30 Ma et 12 à 5 Ma. Ces reliefs ont pu constituer un passage très discontinu, une succession d’îles ou des distances de traversée plus faibles.

Certains intervalles d’âge du document 4 recoupent ces périodes, ce qui rend ce scénario possible pour quelques groupes. Cependant, les âges centraux ne se concentrent pas tous dans ces trois fenêtres. Les ponts terrestres ne paraissent donc pas constituer une explication générale de l’ensemble des lignées endémiques.

3. Bilan critique des trois hypothèses

HypothèseArguments favorablesLimitesBilan
Présence avant l’isolement Quelques lignées ont des âges anciens ou des intervalles d’incertitude compatibles avec la séparation. La majorité des âges centraux sont postérieurs à 80 Ma ; cette hypothèse ne peut pas expliquer tous les groupes. Possible pour certaines lignées
Dispersion océanique Nombreux âges postérieurs à l’isolement et très variables ; transport d’objets flottants ; radeaux naturels transportant des animaux. Traversée de 400 km difficile ; les documents montrent une possibilité, pas l’événement historique lui-même. Fortement soutenue pour de nombreux groupes
Ponts terrestres Des reliefs ont pu émerger pendant trois périodes ; certains intervalles de divergence les recoupent. Pas de regroupement général de tous les âges dans ces fenêtres ; continuité du passage incertaine. Plausible dans certains cas

4. Proposition de réponse entièrement rédigée

Introduction. Une espèce endémique est naturellement présente sur un territoire limité et absente ailleurs. L’endémisme très important de Madagascar peut résulter de lignées déjà présentes avant l’isolement de l’île ou de colonisations plus récentes, par dispersion océanique ou grâce à des passages terrestres temporaires. Les dates tectoniques, les âges de divergence phylogénétique et les données océanographiques permettent de confronter ces hypothèses.

L’hypothèse d’une présence antérieure à l’isolement n’explique qu’une partie des groupes. D’après le document 3, Madagascar se sépare de l’Afrique vers 120 Ma, puis reste associée à l’Inde jusqu’à environ 80 Ma. L’île est donc complètement isolée à partir de cette dernière date. Si tous les groupes endémiques descendaient de populations déjà présentes avant cet isolement, leurs ancêtres communs devraient tous être plus anciens qu’environ 80 Ma. Or le document 4 montre une grande diversité d’âges, allant de quelques millions d’années à plus de 100 Ma, et la majorité des valeurs centrales sont inférieures à 80 Ma. Plusieurs groupes se sont donc vraisemblablement différenciés après l’isolement complet de Madagascar. Toutefois, quelques âges anciens et certaines larges barres d’incertitude restent compatibles avec une origine antérieure à l’isolement. Un héritage ancien est donc possible pour certaines lignées, mais ne suffit pas à expliquer toute la biodiversité endémique.

La dispersion océanique est compatible avec de nombreuses données. Selon le document 2, des colonisations océaniques successives doivent produire des lignées d’âges variables, mais postérieures à l’isolement. C’est précisément le cas de nombreux groupes du document 4. Le franchissement du canal du Mozambique paraît pourtant difficile, car il mesure environ 400 km et ses courants sont puissants. Néanmoins, le document 5 montre qu’un objet flottant peut être transporté sur une grande distance dans ce canal. Des radeaux naturels constitués de végétaux peuvent également transporter des animaux vivants, comme l’atteste l’observation d’un radeau de 80 m portant des singes. Une telle traversée est probablement très rare, mais l’histoire évolutive s’étend sur des dizaines de millions d’années : quelques événements réussis peuvent suffire à introduire des populations fondatrices.

Après leur arrivée, le faible effectif de ces populations favorise la dérive génétique. Leur isolement réduit les échanges de gènes avec les populations continentales. Les mutations, le brassage génétique, la sélection naturelle dans les milieux malgaches et la dérive entraînent alors une différenciation progressive. L’installation de barrières reproductives peut conduire à la formation de nouvelles espèces. Une colonisation initiale peut aussi être suivie d’une diversification en plusieurs espèces occupant des niches différentes, ce qui contribue à la richesse actuelle.

Des passages terrestres temporaires restent envisageables pour certains groupes. Le document 6 indique que des mouvements verticaux et des variations du niveau marin ont pu faire émerger des monts sous-marins du canal du Mozambique. Des situations favorables sont envisagées vers 65 à 60 Ma, 35 à 30 Ma et 12 à 5 Ma. Ces reliefs ont pu former un passage discontinu ou réduire fortement les distances marines. Certains âges de divergence du document 4, surtout si l’on tient compte de leurs incertitudes, recoupent ces périodes. Cependant, les âges sont répartis sur une durée beaucoup plus large et ne se regroupent pas tous dans ces fenêtres. Les passages terrestres ont donc pu faciliter certaines colonisations sans constituer une explication unique.

Conclusion. Les données scientifiques conduisent à écarter un scénario unique pour l’ensemble de la biodiversité malgache. Certaines lignées anciennes peuvent avoir été présentes avant l’isolement, tandis que de nombreux groupes semblent provenir de colonisations postérieures. La dispersion océanique est particulièrement compatible avec la variété des âges et sa faisabilité est étayée par les observations de dérive. Des reliefs temporairement émergés ont aussi pu faciliter quelques arrivées. L’endémisme de Madagascar résulte donc probablement d’une histoire plurielle, associant plusieurs modes d’arrivée, l’isolement géographique et la diversification évolutive sur l’île.

Erreur fréquente : confondre la date d’arrivée sur l’île avec l’âge de l’ancêtre commun estimé. Ces valeurs sont des indices permettant de tester les scénarios, mais elles ne donnent pas à elles seules la date exacte d’une traversée. Les incertitudes et le temps nécessaire à la diversification doivent être pris en compte.

Méthode : transformer le corrigé en copie de bac efficace

1. Définir le problèmeReformulez la question en une ou deux phrases et annoncez les exemples ou hypothèses étudiés.
2. SélectionnerNe récitez pas tout le chapitre. Conservez uniquement les connaissances qui permettent de répondre.
3. Citer des donnéesUtilisez des valeurs et périodes : 120 Ma, 80 Ma, 400 km, 65-60 Ma, 35-30 Ma et 12-5 Ma.
4. InterpréterAprès chaque donnée, expliquez ce qu’elle soutient ou ce qu’elle fragilise.
5. NuancerEmployez « compatible avec », « soutient », « rend plausible » ou « ne suffit pas à démontrer ».
6. ConclureRépondez au problème sans ajouter une nouvelle idée non démontrée.

Des formulations qui font gagner en précision

Formulation trop faibleFormulation scientifique préférable
« Le document parle de courants. »« Le suivi GPS établit qu’un objet flottant peut être transporté sur une grande distance dans le canal, ce qui rend une dispersion passive physiquement possible. »
« L’hypothèse est vraie. »« Cette hypothèse est compatible avec la majorité des âges centraux, mais le document ne démontre pas directement l’arrivée des animaux. »
« Les hormones vont où elles veulent. »« Les hormones sont transportées dans l’organisme, mais seules les cellules possédant les récepteurs adaptés produisent une réponse. »
« L’auxine fait pousser la plante. »« L’auxine produite dans l’apex est transportée vers la zone d’élongation, où elle stimule l’allongement des cellules. »
Gestion du temps conseillée : environ 10 minutes pour analyser chaque consigne et bâtir les plans, 65 à 75 minutes pour l’exercice 1, 90 à 100 minutes pour l’exercice 2, puis au moins 15 minutes de relecture. Cette répartition reste à adapter à votre aisance.

Erreurs fréquentes à éviter

Réciter sans démontrerUne connaissance non reliée au problème ne constitue pas un argument.
Oublier le glucagonLe couple antagoniste montre mieux la régulation de la glycémie que l’insuline seule.
Confondre transport et actionLe transport peut être général, mais la réponse dépend de cellules cibles réceptives.
Négliger les incertitudesLes barres du document 4 font partie des données et doivent être commentées.
Prendre possible pour certainUn radeau naturel rend la traversée plausible ; il ne prouve pas une colonisation précise.
Choisir une seule origineLes groupes peuvent avoir des histoires différentes ; une conclusion plurielle est mieux justifiée.

Compléter ses révisions de SVT Terminale

Pour reprendre les notions qui sous-tendent ce sujet, utilisez les fiches de cours et le lexique. Les chapitres prioritaires sont le contrôle des flux de glucose, l’organisation fonctionnelle de la plante, la sélection naturelle, la dérive génétique, la spéciation et la tectonique des plaques.

Télécharger le sujet officiel de SVT

Vous pouvez refaire le sujet en conditions d’examen avant de comparer votre travail à cette proposition de correction. Le corrigé est directement intégré à la page.

DocumentAccès
SVT 2026 Antilles-Guyane – Jour 1
Code sujet : 26-SVTJ1AG1
SUJET PDF
Corrigé pédagogique complet CORRIGÉ DANS LA PAGE

FAQ sur le sujet SVT 2026 Antilles-Guyane

Quel exemple animal était le plus pertinent pour l’exercice 1 ?

La régulation de la glycémie par l’insuline et le glucagon était particulièrement adaptée, car elle appartient explicitement au programme de terminale et permet de montrer la production, le transport, les cellules cibles et le rôle physiologique des hormones.

Fallait-il connaître les expériences historiques sur l’auxine ?

Oui, au moins dans leur logique : le sommet produit un signal, ce signal est transportable par un milieu perméable, et une application asymétrique provoque une croissance différentielle. Le nom de chaque chercheur est moins important que l’exploitation expérimentale.

Madagascar s’est-elle isolée il y a 120 ou 80 millions d’années ?

Les deux dates correspondent à des étapes différentes. Madagascar se sépare de l’Afrique vers 120 Ma, mais reste associée à l’Inde avant de s’en séparer vers 80 Ma. Cette dernière date marque son isolement insulaire complet dans le cadre du document.

La dispersion océanique est-elle prouvée par le document 5 ?

Non. Le document prouve qu’un transport d’objets flottants et d’animaux sur des radeaux naturels est possible. Il renforce donc la plausibilité du scénario, sans identifier directement l’ancêtre d’un groupe malgache ni dater son arrivée.

Les ponts terrestres expliquent-ils tous les groupes endémiques ?

Non. Certaines estimations peuvent coïncider avec les périodes proposées, mais les âges de divergence sont trop dispersés pour être tous expliqués par trois fenêtres limitées.

Pourquoi la conclusion retient-elle plusieurs mécanismes ?

Les groupes étudiés n’ont pas tous le même âge. Certains peuvent avoir une origine ancienne, tandis que d’autres résultent de colonisations indépendantes plus récentes. Une histoire composite est donc mieux compatible avec l’ensemble des données.

Cette correction correspond-elle au barème officiel ?

Il s’agit d’une proposition pédagogique fondée sur le sujet et le programme de terminale. Elle indique les raisonnements et connaissances attendus, mais ne remplace pas les consignes de correction officielles du jury.